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Mauritanie : l'opposition dénonce un recul des libertés et rejette tout contournement de la Constitution

Par Mohamed · 29/09/2026 à 15:19 · 4 vues
Mauritanie : l'opposition dénonce un recul des libertés et rejette tout contournement de la Constitution

Les partis d'opposition mauritaniens ont annoncé leur rejet catégorique des appels à un 3e mandat présidentiel et ont exigé du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani la publication d’une déclaration réaffirmant son attachement aux dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats et aux procédures de renouvellement.

La campagne en faveur d'un 3e mandat « menace l'avenir du pays » et jette une ombre de tension et d'incertitude sur le processus politique mauritanien, ont affirmé aujourd’hui mardi 29 septembre courant, cinq groupes d'opposition dans un communiqué.

La Constitution garantit les dispositions relatives aux mandats présidentiels, a précisé l’opposition, citant les articles 26, 28, 29 et 99, qualifiant toute tentative de modifier ou de contourner ces dispositions de violation du principe de transition pacifique du pouvoir.

Les opposants ont exigé l'arrêt de toute campagne ou initiative politique ou institutionnelle visant à modifier les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation et au renouvellement des mandats présidentiels, exhortant le président Ghazouani à réaffirmer son engagement envers le serment qu'il a prêté à cet égard.

Le recours à une modification constitutionnelle ou à toute autre action aboutissant au même résultat ne saurait se justifier par la simple affirmation d'une majorité parlementaire ou d'un référendum  populaire, compte tenu de ce qu'ils ont qualifié d'interdiction stipulée à l'article 99.

L'opposition a lié sa position sur les appels à un 3e mandat à ce qu'elle a qualifié de recul des libertés politiques et civiles, pointant du doigt l'arrestation et la poursuite de plusieurs figures de l'opposition et militants politiques, la réduction de l'espace d'activité des partis et ce qu'elle considére comme des restrictions à la liberté d'expression, d'association, de réunion et de manifestation pacifique.

Les opposants ont exigé la libération des militants politiques et l'arrêt des poursuites judiciaires liées, selon elles, à l'exercice de leurs droits politiques, ainsi qu'une révision des textes et des procédures régissant la création et le fonctionnement des partis politiques, notamment le système d'investiture.

Cette déclaration intervient dans le cadre des préparatifs du dialogue politique national convoqué par le président Ghazouani, auquel certains groupes d'opposition ont annoncé leur volonté de participer.

Associer les préparatifs du dialogue aux arrestations de personnalités politiques, à la restriction des activités des partis et à la promotion d'un 3e mandat présidentiel envoie des « messages politiques contradictoires », a déclaré l'opposition.

Ledit communiqué a été signé par la Fondation de l'opposition démocratique, le Pôle Alternance démocratique 2026, l'Alliance des forces du salut, le Pôle de la coalition de l'opposition démocratique et le Parti de la justice.

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