Politique

Le Dialogue national : l’Etat garant, la Classe politique responsable.

Par Mohamed · 23/10/2026 à 17:51 · 4 vues
Le Dialogue national : l’Etat garant, la Classe politique responsable.

C’est ainsi que depuis son accession à la magistrature suprême, il n’a cessé d’appeler à un dialogue national inclusif, sincère et responsable. À chaque occasion, il a clairement indiqué que le rôle de l’État n’était ni de dicter les conclusions ni d’orienter les débats, mais de garantir la mise en œuvre des recommandations qui en résulteraient. Cette position constante témoigne de son attachement au respect des principes démocratiques et à l’autonomie des acteurs politiques dans la conduite du débat national.

 

Face aux blocages répétés et aux réticences qui ont souvent entravé l’aboutissement de ce processus, le Président de la République a choisi , aujourd’hui, de reprendre l’initiative. Non pas pour imposer un dialogue ou en fixer unilatéralement les termes, mais pour rappeler les responsabilités de chacun et permettre que les questions de l’heure qui préoccupent les citoyens soient abordées dans un cadre transparent et constructif.

 

À travers cette démarche, plusieurs clarifications fondamentales ont été apportées.

D’abord, il a été rappelé que la responsabilité première du dialogue appartient à la classe politique elle-même. Un dialogue n’a de sens que s’il est porté par une volonté réelle des acteurs concernés de rechercher des solutions aux défis auxquels la Nation est confrontée. L’État, pour sa part, demeure garant du cadre institutionnel et de l’application des conclusions qui pourraient être librement adoptées.

Ensuite, concernant le passif humanitaire, le Président de la République a réaffirmé que cette question ne saurait être conditionnée à l’ouverture ou à l’aboutissement d’un dialogue politique. Conscient de la sensibilité et de l’importance de ce dossier, il a indiqué qu’une commission dédiée est déjà à l’œuvre afin d’identifier les solutions les plus appropriées et d’aboutir à un règlement définitif, juste et équitable de cette question qui touche à la mémoire nationale et à la cohésion sociale.

Enfin, s’agissant de la gestion de la crise des hydrocarbures, toutes les explications nécessaires ont été fournies par les instances compétentes. Les informations détaillées relatives aux causes de cette situation, aux mesures prises pour y faire face et aux perspectives envisagées ont été présentées avec la transparence requise, afin de permettre aux citoyens de disposer d’une compréhension claire et objective des enjeux.

 

Ainsi, loin des polémiques et des postures partisanes, l’initiative présidentielle réaffirme une conviction fondamentale : l’Etat fait face aux défis de la Mauritanie tout en considérant ce que ces défis nécessitent de responsabilité, de dialogue sincère et d’engagement collectif. 

 

Souleimane Bouna Moctar.

Conseiller spécial du Président de l’INSAF.

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